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Madama Butterfly

VenueTeatro di San Carlo
Calendardim. 17 janv. 2027 - dim. 24 janv. 2027
Synopsis / Détails

Argument

 

Acte I

Bref prélude : exposition du « thème japonais » allegro vigoroso qui réapparaîtra tout au long de l'opéra mais à chaque fois quelque peu modifié.

À Nagasaki, en 1904, Goro, entremetteur, fait visiter à B.F.Pinkerton, officier américain de passage, la maison que ce dernier vient d’acheter. Il lui présente ses serviteurs dont Suzuki, la servante de sa jeune fiancée, Cio-Cio-San dite « Madame Butterfly ».

Puis arrive le consul américain Sharpless. Pinkerton lui explique que les contrats de location, ici, sont très précaires. On signe pour 999 ans mais on peut se dédire chaque mois ! C’est pareil pour les contrats de mariage (Air « Dovunque al mondo, lo yankee vagabondo »).

Sharpless le met en garde et l’avertit de la candeur et de la sincérité de Butterfly. Pinkerton prend ce mariage comme un passe-temps et lui explique qu’il se mariera plus tard avec une « vraie épouse Américaine » (« una vera sposa americana »).

Arrivée de Butterfly en tête d’un magnifique cortège avec ses amies et ses parents (Air « Ecco ! Son giunte »). Elle chante son bonheur. Pinkerton est sous le charme mais prend le mariage au second degré (« Che burletta (en) ») malgré les avertissements répétés de Sharpless.

Ils entrent dans la maison. Elle lui montre quelques petits objets qu’elle a emportés, le poignard avec lequel son père s’est suicidé et les Ottokés, statuettes symbolisant les âmes de ses ancêtres. Elle lui avoue s’être convertie au « Dieu des Américains » par amour pour lui.

Le commissaire impérial célèbre la cérémonie de mariage. Tout le monde trinque (Chanson de l'oncle Yakusidè supprimée dans la seconde version) et se réjouit quand soudain, apparition quasi-surnaturelle, l’oncle bonze surgit ! Il maudit Butterfly qui a renié sa famille et ses ancêtres. Moment d’une grande intensité dramatique, Pinkerton défend Butterfly et chasse le bonze.

Restés seuls, il la réconforte. Le premier acte s’achève sur un très beau duo d’amour (« Viene la sera »). Elle se sent « seule … et reniée, reniée… et heureuse » (« Sola e rinnegata ! rinnegata e felice ! »). Comme le papillon, elle est épinglée pour la vie !

 

Acte II

Trois ans se sont écoulés depuis le départ de Pinkerton et Butterfly l’attend toujours. Entre temps, sa situation financière s’est dégradée. Suzuki prie pour que Butterfly cesse de pleurer, mais sans grand espoir (« On n’a jamais vu un mari étranger revenir au nid »), tandis que Butterfly prie le Dieu américain. Elle espère le retour de Pinkerton à la « saison où les rouge-gorges font leur nid » comme il lui avait promis (Aria de Butterfly « Un bel dì vedremo…»).

Goro et Sharpless rendent visite à Butterfly. Goro lui présente de riches prétendants, dont le prince Yamadori. Mais elle les éconduit tous car elle se considère encore comme mariée.

Sharpless commence à lui lire une lettre où Pinkerton lui annonce que c’est fini, mais il n’ose terminer. Bouleversée, elle promet qu’elle se tuera s’il ne revient pas. Puis, elle lui présente son enfant, dont Pinkerton ignore l’existence (« Che tua madre dovrà »). Elle préfère mourir plutôt que redevenir geisha. Sharpless se retire, promettant de prévenir Pinkerton. Pendant ce temps, Goro rôde autour de la maison, répandant le bruit que l’enfant n’a pas de père.

Coup de canon ! Le navire « Abraham Lincoln » de Pinkerton entre au port et Butterfly l’aperçoit avec sa longue-vue. Butterfly et Suzuki décorent la maison avec toutes les fleurs du jardin. Butterfly s’habille comme au premier jour pour accueillir Pinkerton.

 

Acte III

Butterfly veille toute la nuit avec son enfant et au petit matin elle s’endort épuisée.

Pinkerton et Sharpless arrivent alors à la maison avec Kate, la nouvelle épouse américaine de Pinkerton. Il demande à Suzuki de lui confier l’enfant pour assurer son avenir (Trio Pinkerton-Suzuki-Sharpless). Sharpless reformule à Pinkerton ses reproches (« Ve dissi »). Pinkerton éprouve un remords sincère (Air « addio, fiorito asil ») mais s'enfuit lâchement.

Kate demande l’enfant à Suzuki et promet d’en prendre soin. Butterfly se réveille, aperçoit Kate et comprend la vérité. Désespérée, elle consent à donner son fils à Pinkerton à condition qu’il vienne le chercher lui-même.

Alors que Pinkerton revient, Butterfly se donne la mort par jigai, avec le sabre de son père sur lequel sont gravés ces mots : « Celui qui ne peut vivre dans l’honneur meurt avec honneur ».

  • Où se trouve le Teatro San Carlo ?
    • Le Teatro San Carlo est situé Via San Carlo 98, 80132 Naples, Italie, au cœur de Naples, à côté de la Piazza del Plebiscito et à proximité du Palais Royal et de la Galleria Umberto I.
  • Combien de temps à l'avance dois-je arriver avant le concert ?
    • Nous recommandons d'arriver au moins 30 minutes avant l'heure de début prévue. Cela vous laisse suffisamment de temps pour rejoindre l'entrée, faire contrôler votre billet et trouver votre place.
  • Comment dois-je m'habiller ?
    • Il n'est pas nécessaire de porter une tenue de soirée formelle. Une tenue élégante ou chic et décontractée est recommandée. Une tenue confortable mais soignée convient à l'environnement du théâtre.
  • Puis-je entrer dans la salle si j'arrive en retard ?
    • Une fois le spectacle commencé, l'accès à la salle peut ne plus être autorisé. Les retardataires peuvent être admis lors du premier entracte disponible, selon les règles du théâtre et la nature du spectacle.
  • Puis-je apporter un grand sac ou un sac à dos ?
    • Les grands sacs et les sacs à dos ne doivent pas être introduits dans la salle. Si disponible, ils doivent être déposés au vestiaire ou dans l'espace de rangement prévu à cet effet par le théâtre.
  • Puis-je apporter de la nourriture ou des boissons dans la salle ?
    • Non. La nourriture et les boissons ne sont pas autorisées dans la salle pendant le spectacle ou l'entracte.
Distribution

Opéra en italien avec surtitres en italien et en anglais
Durée : environ 3 heures, avec entracte

Tragédie japonaise en trois actes
Musique de Giacomo Puccini
Livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa

Chef d’orchestre | Francesco Ivan Ciampa
Mise en scène | Ferzan Özpetek, reprise par Tecla Gucci
Décors | Sergio Tramonti
Costumes | Alessandro Lai
Lumières | Pasquale Mari

 

Interprètes

Madama Butterfly (Cio-Cio-San) | Anna Pirozzi / Karah Son*
Suzuki | Veronica Simeoni / Chiara Tirotta*
F.B. Pinkerton | Jorge de León / Giorgio Berrugi*
Kate Pinkerton | Anna Grotto**
Sharpless | Marco Filippo Romano / Andrea Piazza*
Goro | Orlando Polidoro
Prince Yamadori | Daniel Di Prinzio**
Oncle Bonze | Antimo Dell'Omo

Orchestre et Chœur du Teatro San Carlo
Chef de chœur | Fabrizio Cassi

Production du Teatro San Carlo

Lieu
Teatro di San Carlo

 

 

Teatro di San Carlo Napoli ; Opéra de San Carlo ; Real Teatro di San Carlo Naples.

 

Le Real Teatro di San Carlo (Théâtre Royal de Saint Charles), son nom d'origine sous la monarchie Bourbon mais connu aujourd'hui simplement comme le Teatro di San Carlo, est une maison d'opéra à Naples, Italie. Il est situé à côté de la Piazza del Plebiscito centrale, et relié au Palais Royal.

C'est l'un des plus anciens lieux d'opéra public au monde, ouvert en 1737, seulement cinq ans après le théâtre Manoel à Malte et des décennies avant les théâtres La Scala de Milan et La Fenice de Venise. 

La saison d'opéra s'étend de fin janvier à mai, la saison de ballet ayant lieu d'avril à début juin. La maison avait autrefois une capacité de 3 285 places assises, mais aujourd'hui elle a été réduite à 1414 places. Étant donné sa taille, sa structure et son ancienneté, elle a été le modèle pour les théâtres suivants en Europe.

 

Histoire de l'opéra

Mandaté par le roi Bourbon Charles VII de Naples (Carlo VII en italien), Charles voulait doter Naples d'un nouveau théâtre plus grand pour remplacer l'ancien, délabré et trop petit Teatro San Bartolomeo de 1621, qui avait bien servi la ville, surtout après que Scarlatti s'y fut installé en 1682 et eut créé un important centre lyrique qui existait bien avant 1700s.

 

Ainsi, le San Carlo fut inauguré le 4 novembre 1737, jour du nom du roi, avec la représentation de l'opéra Achille de Domenico Sarro à Sciro, basé sur le livret de 1736 de Metastasio qui avait été mis en musique cette année-là par Antonio Caldara. Comme à l'accoutumée, le rôle d'Achille est joué par une femme, Vittoria Tesi, appelée "Moretta" ; l'opéra met également en vedette la soprano Anna Peruzzi, dite "la Parrucchierina" et le ténor Angelo Amorevoli. Sarro a également dirigé l'orchestre dans deux ballets comme intermezzi, créé par Gaetano Grossatesta, avec des scènes conçues par Pietro Righini. Les premières saisons ont mis en évidence la préférence royale pour les numéros de danse et ont figuré parmi les célèbres castrati.

 

A la fin du XVIIIe siècle, Christoph Willibald Gluck est appelé à Naples par l'imprésario Tufarelli pour diriger sa Clemenza di Tito de 1852 au théâtre, et Johann Christian Bach en 1761-62 apporte deux opéras, Catone in Utica et Alessandro nell'Indie.

 

1737 : Construction du Teatro di San Carlo

Le nouvel opéra a été conçu par Giovanni Antonio Medrano, architecte militaire, et Angelo Carasale, ancien directeur du San Bartolomeo. L'auditorium en forme de fer à cheval est le plus ancien du monde. Il a été construit au coût de 75 000 ducats. La salle mesurait 28,6 mètres de long sur 22,5 mètres de large, avec 184 loges, y compris celles du proscenium, disposées en six ordres, plus une loge royale pouvant accueillir dix personnes, pour un total de 1 379 places. Si l'on inclut les places debout, le théâtre pourrait accueillir plus de 3 000 personnes. Le fastidieux compositeur et violoniste Louis Spohr a passé en revue les dimensions et les propriétés acoustiques de cet opéra en profondeur le 15 février 1817 et en a tiré la conclusion :

 

il n'y a pas de meilleur endroit pour le ballet et la pantomime. Les mouvements militaires d'infanterie et de cavalerie, les batailles et les tempêtes en mer peuvent y être représentés sans tomber dans le ridicule. Mais pour l'opéra lui-même, la maison est trop grande. Bien que les chanteuses, Signora Isabella Colbran,[Prima Donna de la compagnie d'opéra du Teatro San Carlo et la future épouse de Rossini], et les Signori Nozzari, Benedetti, etc., aient des voix très fortes, seules leurs tonalités les plus hautes et stentoriennes peuvent être entendues. Toute expression tendre a été perdue.

 

Très admiré pour son architecture, ses décorations dorées et ses somptueux coussins bleus (le bleu et l'or étant les couleurs officielles des Bourbons), le San Carlo était aujourd'hui le plus grand opéra du monde[6] En ce qui concerne la puissance du Royaume Bourbon actuel des Deux Sicile, Beauvert note que le design de la maison, avec ses 184 boîtes dépourvues de rideaux était tel que " personne ne pouvait éviter l'attention du souverain " qui avait son accès privé du Palais royal.

 

En 1809, Domenico Barbaia fut nommé directeur des opéras royaux de Naples et en resta en charge jusqu'en 1841. Il s'est rapidement forgé une réputation pour ses productions novatrices et éblouissantes, qui ont attiré à la fois le public et les grands chanteurs à l'opéra.

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