Tosca
Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa | Di |
Passion, sang et trahison dans le thriller tragique de Puccini.
Rome tremble sous la poigne de fer de Scarpia. Seule la diva Tosca ose le défier, mais dans un monde corrompu l’amour ne fait pas le poids face au pouvoir. Cette histoire d’amour à haute tension, portée par une partition d’un romantisme irrésistible, est présentée à Glyndebourne pour la première fois.
La distribution initiale comprend Caitlin Gotimer dans le rôle de Floria Tosca, Matteo Lippi dans celui de Mario Cavaradossi et Vladislav Sulimsky dans celui du baron Scarpia, sous la direction de Robin Ticciati à la tête du London Philharmonic Orchestra.
La seconde distribution sera dirigée par Jordan de Souza et réunira Natalya Romaniw dans le rôle de Floria Tosca, Atalla Ayan dans celui de Mario Cavaradossi et Alfred Walker dans celui du baron Scarpia.
Chanté en italien avec surtitres anglais.
Argument
L'action se déroule à Rome en juin 1800. Les troupes françaises ont instauré en 1798 une « République romaine ». Ferdinand Ier des Deux-Siciles et son épouse, la reine Maria Caroline, aidés des Anglais, reprennent la ville l'année suivante, et le baron Scarpia est chargé de mettre sur pied une police secrète. C'est sur cette toile de fond que se joue l'action de l'opéra.
Acte I
Cinq accords violents joués tutta forza évoquant la forte personnalité vindicative de Tosca introduisent l'œuvre. Le rideau s'ouvre sur l'église Sant'Andrea della Valle. Le peintre Mario Cavaradossi achève son portrait de Marie-Madeleine, auquel il a donné les traits d'une jeune femme venue longuement prier, récemment. Arrive Cesare Angelotti, ancien Consul de la République de Rome, venant de s'échapper du château Saint-Ange, où il avait été fait prisonnier politique. Il lui promet de l'aider à s'enfuir, mais ils sont interrompus par l'arrivée de Tosca et, avant d'être aperçu, Angelotti se cache dans la chapelle familiale.
Floria Tosca, maîtresse du peintre et célèbre cantatrice, est une femme extrêmement jalouse. Elle est persuadée que Cavaradossi parlait avec une autre femme, à l'instant. Alors que son amant parvient à la calmer et accepte le rendez-vous proposé pour le soir, Tosca découvre le tableau et, reconnaissant les traits de la jeune femme prise pour modèle — nommée l'Attavanti —, laisse une fois de plus éclater sa jalousie. Cavaradossi parvient à nouveau à dissiper ses doutes, et lui promet de remplacer la couleur bleue des yeux du portrait par du noir.
Après le départ de Tosca, Cavaradossi rejoint Angelotti, qui lui apprend que sa sœur, se révélant être l'Attavanti, a caché des habits de femme dans la chapelle afin que son frère puisse s'en vêtir pour s'échapper plus discrètement. Le peintre lui propose de se cacher chez lui, dans un puits aménagé. Un coup de canon tiré depuis le château Saint-Ange signale que l'évasion a été découverte. Les deux hommes quittent rapidement l'église.
Le baron Scarpia, chef de la police, arrive dans le temple. Lorsqu'il découvre la porte ouverte de la chapelle Attavanti, le panier de victuailles vide que Cavaradossi ne souhaitait pourtant pas entamer — comme le rapporte le sacristain —, le portrait de l'Attavanti et un éventail à ses armes, Scarpia conclut rapidement à la complicité du peintre dans la fuite de son prisonnier.
C'est à ce moment que Tosca fait irruption, revenue pour dire à son amant qu'elle ne pourra pas se rendre à leur rendez-vous du soir, devant chanter à la place. Scarpia, se servant de l'éventail, va exciter la jalousie de Tosca en sous-entendant certaines relations entre l'Attavanti et Cavaradossi. La cantatrice, furieuse, se jette dans le filet tendu par le chef de la police en se rendant immédiatement à la villa du peintre afin d'y surprendre les prétendus amants, sans se douter que Scarpia la ferait suivre par ses sbires pour découvrir où se cache Angelotti.
L'acte s'achève par un Te Deum, où Scarpia exprime sa volonté de soumettre Tosca à ses désirs en se servant de sa jalousie.
Acte II
Scarpia dîne, seul, dans ses appartements au palais Farnese, là où Tosca doit chanter. Il rédige un mot à la cantatrice l'invitant à le rejoindre après ses chants. Arrive alors Spoletta, l'un des sbires de Scarpia, qui lui annonce que la poursuite de Tosca n'a pas permis de découvrir Angelotti, mais toutefois l'arrestation de Cavaradossi a eu lieu. Suite aux questions répétées de Scarpia, le peintre nie toujours farouchement avoir aidé le prisonnier à fuir.
À l'arrivée de Tosca, son amant lui fait discrètement savoir que révéler ce qu'elle avait vu à la villa revenait à le condamner à mort. Scarpia fait poursuivre l'interrogatoire de Cavaradossi dans la pièce contiguë, et se consacre à celui de Tosca. Devant son refus du moindre aveu, il lui fait savoir que son amant est, au même moment, torturé, et que ses souffrances cesseront uniquement si elle se décide à parler. Les cris du peintre finiront par faire céder Tosca, qui révèle à Scarpia la cachette d'Angelotti.
Cavaradossi est amené auprès de Tosca, et la repousse quand il apprend qu'elle a parlé. Il laisse cependant ensuite éclater sa joie lorsqu'un agent de Scarpia rapporte que Napoléon a gagné la bataille de Marengo. Cela provoque la fureur du chef de la police, qui le condamne à mort.
Devant les supplications de Tosca, il lui propose de libérer son amant si elle se livre à lui pour une nuit. Tosca supplie de ne pas exiger d'elle ce sacrifice. À ce moment-là, revient Spoletta, qui annonce qu'Angelotti s'est suicidé après avoir été découvert. Il s'enquiert de la marche à suivre pour le prisonnier Cavaradossi, et Scarpia se tourne vers Tosca pour lui laisser le choix d'accepter ou non son ultimatum.
Celle-ci finit par accepter le marché. Ne pouvant annuler ouvertement la sentence, il organisera un simulacre d'exécution du peintre avec des balles à blanc. Cependant, Tosca exige un sauf-conduit pour elle et son amant, qui leur permettra de quitter Rome en toute sécurité. Mais, dès que le chef de la police a achevé son mot et avance vers elle pour recevoir son dû, elle le tue d'un coup de couteau en pleine poitrine :Questo è il bacio di Tosca (« C'est ça, le baiser de Tosca »). Elle s'éclipse ensuite, non sans avoir récupéré le laissez-passer salvateur des mains du mort.
Acte III
Terrasse du château Saint-Ange, petit matin. On entend au loin le chant d'un jeune berger. Cavaradossi est amené sur les remparts, et demande à écrire un dernier mot à sa bien-aimée. Il songe à son bonheur passé auprès d'elle, empli de désespoir (E lucevan le stelle).
Tosca survient, et l'informe des derniers événements : le chantage de Scarpia, le marché qu'elle a obtenu de lui, le laissez-passer rédigé de ses mains, et le fait qu'elle ait fini par le tuer plutôt que de se donner à lui. Soulagé et bouleversé, Cavaradossi loue son courage. Tosca lui explique le rôle qu'il doit jouer durant le simulacre d'exécution, se laisser tomber comme un mort de manière crédible lorsqu'il entendra les détonations à blanc des fusils.
Le peloton d'exécution arrive sur les lieux, le couple se sépare, la fusillade retentit et Cavaradossi s'effondre. Tosca admire la crédibilité de la chute de son amant. Après le départ des soldats, la cantatrice s'approche de lui et l'exhorte à se relever. Horrifiée, elle découvre la perfidie diabolique de Scarpia, car les fusils avaient en fait tiré avec des balles réelles. Entre-temps, le meurtre de ce dernier a été découvert, et les sbires du chef de la police se précipitent sur la terrasse pour arrêter Tosca. De désespoir, elle se suicide en se jetant dans le Tibre du haut d'une tour du château Saint-Ange.
Programme et distribution
Équipe artistique
Direction musicale: Robin Ticciati 21 mai – 22 juin; Jordan de Souza 4 – 30 août
Mise en scène: Ted Huffman
Décors: Nadja Sofie Eller
Costumes: Astrid Klein
Lumières: DM Wood
London Philharmonic Orchestra
The Glyndebourne Chorus
Distribution
Floria Tosca: Caitlin Gotimer 21 mai – 22 juin; Natalya Romaniw 4 – 30 août
Mario Cavaradossi: Matteo Lippi 21 mai – 22 juin; Atalla Ayan 4 – 30 août
Baron Scarpia: Vladislav Sulimsky 21 mai – 22 juin; Alfred Walker 4 – 30 août
Cesare Angelotti: Kristian Lindroos
Le Sacristain: Federico De Michelis
Spoletta: Didier Pieri
Sciarrone: Michael Ronan
Horaires des représentations
Horaires susceptibles de modification.
21 et 30 mai
3, 6, 10, 13, 16, 19, 22 juin
Ouverture du parc: 15h30
Début de l’opéra: 17h30
Entracte 20 min: 18h15
Reprise: 18h35
Entracte 90 min: 19h15
Reprise: 20h45
Fin de l’opéra: 21h15
24 mai
4, 7, 10, 13, 15, 18, 20, 24, 27, 30 août
Ouverture du parc: 14h00
Début de l’opéra: 16h00
Entracte 20 min: 16h45
Reprise: 17h05
Entracte 90 min: 17h45
Reprise: 19h15
Fin de l’opéra: 19h45
Glyndebourne
Les fondateurs de Glyndebourne, John Christie et son épouse Audrey Mildmay, ont ouvert le premier festival ici en 1934. Aujourd'hui, notre auditorium de renommée mondiale et nos normes d'excellence témoignent de la philosophie originale de John : non seulement le meilleur que nous puissions faire, mais le meilleur que nous puissions faire n'importe où.
Dans les années qui ont suivi, Glyndebourne a continué d'être dirigé par la famille Christie, George Christie en 1962, puis son fils Gus, aujourd'hui président exécutif, en 2000.

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