Le Trouvère
Mai 2027 | ||||||
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Il trovatore (Le Troubadour) – Giuseppe Verdi
Contemporain | Drame | Opéra
Durée: 3 heures avec un entracte
Langue: italien
Surtitres: hongrois, anglais, italien
L’opéra Il trovatore de Giuseppe Verdi, l’une de ses œuvres les plus célèbres, s’inspire de El trovador, la pièce la plus célèbre du dramaturge espagnol Antonio García Gutiérrez. Le Théâtre national le mit déjà à l’affiche en 1854, l’année suivant sa création mondiale. Plus tard, l’Opéra royal hongrois le présenta l’année de son inauguration, en 1884, à une époque où – fait presque incroyable – l’intérêt pour l’œuvre avait déjà diminué dans d’autres maisons d’opéra. Grâce aux reprises dirigées par Arturo Toscanini en 1902, l’opéra retrouva cependant une nouvelle vitalité et devint l’un des piliers du répertoire lyrique international. Ce vaste mélodrame offre une succession inépuisable d’événements extraordinaires: persécution, bûcher, infanticide, jalousie, soif de vengeance, secrets, suicide, exécution, fratricide… Les héros de l’opéra populaire de Verdi traversent un enfer terrestre presque inimaginable, créé en partie par le destin mais aussi par leurs propres désirs et leur soif de vengeance. Après sa production remarquée de Nabucco, le chef d’orchestre et metteur en scène Gergely Kesselyák présente à nouveau un chef-d’œuvre de l’opéra italien qui offre sans cesse de nouvelles interprétations à un niveau plus abstrait et universel, où nos âmes, condamnées à souffrir dans les profondeurs de l’enfer que nous créons nous-mêmes, peuvent endosser les rôles de Manrico, Luna, Leonora ou Azucena.
Conseil aux parents: la représentation n’est pas recommandée aux enfants de moins de 14 ans.
Argument
Acte I : Il duello (le duel)
Le palais d'Aliaferia en Aragon. Le comte de Luna, amoureux éconduit de Leonora, ordonne à ses hommes de saisir un troubadour qui chante sous les fenêtres de sa bien-aimée.
Dans les jardins du palais, Leonora confie à Iñez son amour pour un vaillant chevalier vainqueur d'un tournoi. Elle sait que celui-ci partage son amour, car elle a entendu son trouvère chanter une sérénade sous ses fenêtres.
Alerté par le chant du trouvère qu'il entend au loin, le comte de Luna sort du palais pour livrer un duel avec lui. Leonora l'entend aussi, et se précipite au dehors. Elle tombe sur les deux hommes qui déjà ont commencé à croiser le fer. Leonora s'évanouit.
Acte II : La gitana (la gitane)
Dans le camp des gitans, Azucena et Manrico sont assis autour du feu. Elle raconte avec passion ses souvenirs et ses haines, et comment sa mère a été tuée. « Venge-moi » dit-elle à Manrico, qui se demande s'il est bien son fils. Elle le rassure et lui jure son amour de mère.
Elle rappelle à son fils comment, engagé dans une bataille contre les troupes d'Aragon, il a épargné la vie du comte de Luna, qu'il tenait pourtant entre ses mains. Il lui répond avoir entendu une voix venue du ciel, le suppliant d'épargner la vie du comte. Un messager vient annoncer à Manrico que Leonora, le croyant mort, s'est cloîtrée dans un couvent.
Dans le couvent, le comte et ses hommes viennent enlever Leonora avant qu'elle prononce ses vœux. Il lui chante son amour pour elle (Il balen del suo sorriso). Manrico et ses hommes, venus sauver Leonora, apparaissent alors dans le couvent, et s'opposent aux hommes du comte.
Acte III : Il figlio della zingara (le fils de la gitane)
Manrico est parvenu à mettre Leonora en lieu sûr dans son camp de Castellor. Le comte de Luna et ses hommes font le siège du camp. Ils capturent une bohémienne qui rôdait alentour. C'est Azucena. Ferrando reconnaît la femme qui avait autrefois jeté le deuxième fils de Luna dans le bûcher. Pour se défendre, elle appelle au secours Manrico, en criant qu'il est son fils. Le comte la condamne au bûcher.
Dans la forteresse de Castellor, Manrico et Leonora se préparent à être unis par le mariage. Au moment où leur union va être conclue, un messager arrive et annonce la capture d'Azucena et sa condamnation au bûcher. Manrico réunit ses hommes et se précipite hors de la forteresse.
Acte IV : Il supplizio (le supplice)
Manrico échoue dans sa tentative de sauver sa mère. Il est capturé lui aussi, et la mère et le fils sont retenus prisonniers dans le donjon du palais d'Aliaferia. Leonora, revenue au palais, échafaude un plan désespéré pour sauver Manrico. Elle propose au comte de Luna de l'épouser à condition qu'il rende sa liberté à Manrico. Le comte accepte son marché. Mais il ne sait pas que sa bague contient un poison qu'elle est décidée à absorber dès que son amant sera libéré. Ainsi elle échappera à cette union qu'elle refuse.
En se rendant au donjon où sont emprisonnés Manrico et Azucena, Leonora absorbe son poison. Elle pénètre dans la cellule et presse Manrico de partir. Mais il comprend que celle-ci a payé sa liberté au prix fort, quand il voit le poison produire ses premiers effets. Le comte arrive et trouve Leonora morte dans les bras de Manrico. Il ordonne que Manrico soit condamné à mort, et oblige Azucena à assister à l'exécution. Une fois le travail du bourreau achevé, elle révèle au comte que Manrico était son propre frère en s'écriant « Tu es vengée, ô ma mère ! »
Programme et distribution
Direction musicale: Martin Rajna
Conte di Luna: Simone Piazzola, Michele Kalmandy
Leonora: Csilla Boross, Zsuzsanna Ádám, Valentina Puskás
Azucena: Anita Rachvelishvili, Erika Gál
Manrico: Yusif Eyvazov, Boldizsár László
Basse: András Palerdi
Ines: Melinda Heiter
Ruiz: Artúr Szeleczki
Avec l’Orchestre et le Chœur de l’Opéra d'État hongrois
Mise en scène: Gergely Kesselyák
Décors: Edit Zeke
Costumes: Rita Velich
Lumières: Tamás Pillinger
Traduction hongroise de Lajos Csákovics
Traduction anglaise de Arthur Roger Crane
Chef de chœur: Gábor Csiki
Compositeur: Giuseppe Verdi
Librettiste: Salvadore Cammarano
Opéra d'État hongrois
INFORMATION EN CAS DE MAISON COMPLETE !
Si toutes les places sont épuisées pour l'heure sélectionnée, mais que vous voulez quand même voir notre production ce jour-là, nous commencerons à vendre 84 de nos places debout extrêmement abordables 2 heures avant le début de la représentation, avec lesquelles vous pourrez visiter le galerie au 3ème étage. Les billets peuvent être achetés à la billetterie de l'Opéra et sur notre interface en ligne. Nous attirons votre attention sur le fait que la scène n'est visible que de manière limitée depuis les places debout et les sièges latéraux, mais en même temps, le suivi de la représentation est également soutenu par une diffusion télévisée sur place.
L'Opéra d'État hongrois (hongrois : Magyar Állami Operaház , prononcé [ˈmɒɟɒɾ ˈaːllɒmi ˈopɛɾɒhaːz]) est une salle d'opéra de style néorenaissance, située à Budapest. Il héberge l'opéra national de Hongrie.
Avant 1873, la ville de Budapest n'existait pas, seules existaient Buda, Pest et Óbuda. À cette date, ces trois villes furent réunies et Budapest est née. Le tourisme a connu une expansion considérable entraînant la construction de cafés et de restaurants. La nécessité d'une salle d'opéra s'est rapidement faite sentir pour promouvoir la culture.
L'empereur François-Joseph d'Autriche-Hongrie confie à Miklós Ybl, un des architectes hongrois le plus coté du xixe siècle, le soin de réaliser l'ouvrage. La construction dure 9 ans, de 1875 au 27 septembre 1884, date de l'inauguration.
Le bâtiment, richement décoré, est considéré comme un chef-d'œuvre d'architecture néorenaissance avec, cependant, des éléments de style baroque. L'ornementation est réalisée par des artistes hongrois renommés à l'époque : Bertalan Székely,Mór Than et Károly Lotz. Bien que le bâtiment ne soit pas considéré comme le plus important, son esthétique et sonacoustique le classent parmi les premières salles d'opéra dans le monde.
Le bâtiment
L'auditorium de 1261 places, en forme de fer à cheval (d'après les calculs réalisés en 1970 par un groupe d'architectes internationaux), a la troisième meilleure acoustique en Europe après la Scala et l'Opéra Garnier. Bien que beaucoup de salles aient été construites depuis, l'Opéra national de Hongrie reste parmi les meilleurs en termes d'acoustique.
Sur la façade du bâtiment trônent les statues de Ferenc Erkel, compositeur de l'Himnusz, hymne national hongrois, du premier directeur de l'opéra et à l'origine de laSociété philharmonique de Budapest, ainsi que celle de Franz Liszt, le compositeur hongrois bien connu.
Chaque saison s'étend du mois de septembre à la fin du mois de juin. Outre la présentation d'opéras, le bâtiment abrite le Ballet national hongrois.
Beaucoup d'artistes de renom ont été invités à se produire. Parmi ceux-ci, le compositeur Gustav Mahler qui a également été chef d'orchestre à Budapest de 1888 à1891 et Otto Klemperer qui a été le directeur musical pendant trois ans de 1947 à 1950.
Des travaux de rénovation importants sont entrepris en 1980 sur des fonds de l'état hongrois. Ils durent jusqu'en 1984. La réouverture de la salle a lieu le27 septembre 1984, soit exactement 100 ans après son ouverture initiale.
Le second opéra national est le théâtre Erkel (hu). Il est bien plus grand et abrite également un ballet.
Des visites guidées en six langues (En français notamment) ont lieu tous les jours à 15 et 16 heures.

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Plan de la salle